Ce que la médecine du dix-neuvième siècle rangeait sous le nom d'hystérie correspond aujourd'hui, pour une part, aux troubles neurologiques fonctionnels.
Il s'agit de symptômes neurologiques réels, faiblesse, tremblements, crises non épileptiques, troubles de la marche ou de la parole, sans lésion du système nerveux expliquant le tableau. Le fonctionnement est perturbé, non la structure.
Il ne se pose pas par élimination mais sur des signes cliniques spécifiques, dont la variabilité des symptômes et leur réponse à certaines manœuvres. C'est un changement majeur par rapport aux pratiques anciennes.
Ils ne sont ni simulés ni imaginaires, et le patient n'en a pas le contrôle volontaire. Cette distinction, longtemps confuse, est au centre des recommandations actuelles.
Explication claire du diagnostic, rééducation adaptée par des kinésithérapeutes et orthophonistes formés, et psychothérapie lorsque des facteurs psychologiques contribuent. Les résultats sont d'autant meilleurs que la prise en charge est précoce.